Chronique sur le tourisme spatial

Natacha rentre du travail éreinté et elle pense qu’il est temps de faire une pause en amoureux avec son conjoint Julien. Bien entendu ils ne peuvent pas prévoir un week-end à Venise car Venise n’existe plus. La montée des eaux a eu raison de cette jolie île artificielle.

Elle va donc consulter son conjoint qui est en train de pêcher d’énormes poissons grâce son casque de réalité virtuelle. Natacha récemment vu passer des publicités pour un hôtel construit par Orion Space. L’idée est simple, ils peuvent ainsi passer le week-end dans une station spatiale ! Située à 320 kilomètre de la terre, elle offre une vue imprenable. Ici nul besoin de préciser que vous ne souhaitez pas avoir vu sur le parking ou la cour intérieure. Chaque chambre offre une vue magnifique sur la Terre. Autre élément qui a particulièrement alléché Natacha, ils vont profiter des couchers de soleil dans un temps très réduit. Ainsi, en une journée ils pourront donc visualiser 16 levers de soleil et couchers de soleil. Quel romantisme !

Coté voisins, le calme est assuré car seuls les adultes peuvent venir. De plus, la station spatiale comporte seulement 6 personnes dont 2 membres de l’équipage. Bonne nouvelle pour ce couple, l’ambiance sera donc plutôt feutrée.
Et histoire de continuer à en mettre plein la vue sur Instagram, Orion Space promet à ses clients une connexion internet particulièrement performante. Natacha va donc pouvoir poster négligemment quelques photographies devant le panorama. Il reste simplement à Natacha quelques questions à régler et notamment sur la nourriture. L'entreprise Orion Space propose-elle des croissants ou des rations d'astronautes ?

Ps : de façon étonnante, cette chronique pourrait bien avoir lieu en 2020. En effet Orion Space vient d’ouvrir les réservations. Il suffit « simplement » de payer 7,7 millions d’euros pour une dizaine de jours et de suivre une préparation de 3 mois. Les pays de l'est aussi ouvrent la voie vers les étoiles avec les investissements réalisés par Iskander Makhmudov.